LA MOYENNE GUINEE


Couvrant 63 600 km2 du territoire guinéen soit les 26% de la superficie du Pays et regroupant 1,6 million d’habitants (27% de la population totale du pays), dont 1,4 million de ruraux; la Moyenne Guinée comprend au centre et au Nord les hauts plateaux du massif du Fouta Djallon, où l’altitude varie de 600 à 1500 m et, et au Nord-Ouest, les plaines basses des régions de Gaoual et de Koundara.. La pluviométrie annuelle varie entre 1 500 et 2 000 mm. Les sols sont en grande partie très dégradés. Les principales cultures sont le fonio, le maïs, le manioc, puis les arachides, le riz et les légumes. La grande richesse à exploiter de la zone est la culture stabilisée dans les tapades avec fumure organique à hauts rendements. Le potentiel en terres cultivables est de 800 000 ha, dont plus de 450 000 ha sont cultivés chaque année dont 80 000 ha en tapades. Les tapades et les fonds de vallée présentent des possibilités réelles d’agriculture de rente et d’intensification.

Le manteau forestier ne couvre que 13% de la région, soit 800 000 ha de forêt dense sèche et 50 000 de lambeaux de forêt dense mésophile, reliques de l’ancienne forêt dense d’altitude. Il n’existe plus réellement de massifs forestiers en dehors de quelques petites forêts classées relativement conservées et des 450 ha de plantations de pins de Dalaba. Ailleurs, il s’agit essentiellement de bosquets en tête de sources, de galeries le long des rivières encaissées et d’arbres épars sur les bowés . Ces maigres ressources forestières sont tout juste suffisantes pour la satisfaction des besoins locaux en bois, mais elles présentent souvent des difficultés d’accès.

Le Nord-ouest de cette zone (plaines de Gaoual - Koundara) présente les plus grands effectifs de bovins grâce aux pâturages humides de moyennes vallées. Le déséquilibre de plus en plus marqué entre la demande et les disponibilités en terre a provoqué une migration des activités pastorales vers la Guinée Maritime.

Quant aux sols, la baisse de leur fertilité est liée aussi bien à une érosion physique différentielle qu’à une dégradation de leur structure physico-chimique. Sur les plateaux et les pentes, les bowés dominent et s’étendent rapidement par décapage; les sols de bas de pentes sont en général acides et chimiquement pauvres; les sols de plaines sont souvent très mal structurés, très acides et peu riches en matières organiques décomposées. Seuls quelques sols de bas-fonds, correctement travaillés, présentent un bon potentiel de production.

Suite à son importance écologique régionale en tant que château d’eau ouest - africain, cette zone a déjà attiré un grand nombre de projets aux approches d’amélioration et de protection multiples. Le massif du Fouta Djallon fait l’objet d’un programme régional de restauration et d’aménagement intégré.


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