Produits impropres à la consommation
Les consommateurs, des laissés pour compte…
En toute vraisemblance, le marché guinéen est loin d’être débarrassé des produits prohibés et impropres à la consommation. Autant la pauvreté des consommateurs et l’absence de contrôle rigoureux des parents laissent libre cours aux commerçants… Toujours cupides.
Aujourd’hui, nombreuses méthodes sont utilisées par nos vendeurs pour vendre aux populations les produits alimentaires dits impropres à la consommation. Et profitant de la naïveté et de l’analphabétisme des clients, ces seigneurs du marché utilisent des méthodes allant de la vente des produits périmés à la piraterie des produits de grande marque. Cette pratique concerne des produits comme des boîtes de conserve (jus de fruits, tomates, sardines, beurre et mayonnaise, du lait en liquide ou en poudre, des confitures…), des médicaments, des denrées alimentaires et même du savon. Nombreux sont les vendeurs (grossistes ou détaillants) qui n’hésitent pas à mettre aux enchères des produits périmés ou piratés. Mais selon nos sources, les plus entreprenants demeurent les grossistes. Car craignant de réaliser des pertes sur des stocks de produits en expiration, ces grossistes n’hésitent pas à falsifier les marchandises, soit en rallongeant ingénieusement la date de péremption, soit en changeant carrément ou en réutilisant le paquet ou la boîte des produits. Dans le seul but d’écouler facilement les produits au détriment de la sécurité sanitaire des nombreux clients. Cette pratique est surtout courante sur des produits comme des boîtes de conserve, les médicaments et les denrées alimentaires, puisque ces produits sont les consommés et les mieux exposés à l’expiration précoce. A cela s’ajoute la piraterie faite sur les produits tels le savon, les dentifrices, etc. Certains de nos compatriotes sont passés maîtres dans l’art de copier des marques de savon médical. Nos marchés sont aujourd’hui bourrés de boîtes de tomate, de jus de fruit, de lait, de médicaments et de denrées dont la date de péremption a expiré et qui continuent à remplir le panier de la ménagère. Voilà autant de menaces à la sécurité alimentaire et à la santé des pauvres consommateurs guinéens. Une situation face à laquelle chacun de nous devrait se sentir responsable… Au lieu (pour certains) de s’occuper de victoires… politiques.
Sylla Seydouba
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Riz impropre
Un danger pour la sécurité alimentaire
La consommation du riz impropre dont regorgent les marchés de la place, est considérée comme une violation flagrante. Violation non seulement de la sécurité alimentaire, mais aussi des règles d’or de l’hygiène. Ce qui donne souvent lieu à la chute de la santé des populations consommatrices.
Le riz impropre est de nos jours une marchandise à bon marché en Guinée. A cause de la précarité des bourses, les populations guinéennes ne cessent de s’en alimenter chaque jour qui passe. Devant le danger qui en découle, il est temps qu’une attention soit portée, surtout dans le cadre de sa consommation abusive. Car en le faisant, les consommateurs s’exposent à des risques élevés. Notamment par une malnutrition notoire au niveau des enfants d’une part. Mais également une chute de la santé au niveau des adultes et qui favorise une certaine complication au niveau de l’organisme. D’après des observateurs de la place, ce manquement est une violation flagrante de la sécurité alimentaire. Mais également des règles d’or de l’hygiène alimentaire. Ce qui est notoire et qui doit être une préoccupation majeure, est que malgré l’alerte rouge donnée pour arrêter cette pratique néfaste, la recommandation est restée lettre morte.
C’est ainsi que dans tous les marchés, à Conakry, comme à l’intérieur du pays, des sacs de riz mal conditionnés sont souvent livrés à la consommation. Cela par l’intermédiaire des commerçants véreux, en complicité avec des agents du service national des normes et qualités. Cette chaîne qui prend pied au port autonome de Conakry, se poursuit jusque dans les magasins et marchés de la place. Ce qui est seulement regrettable et qui est un risque prononcé, c’est le manque de rigueur face à la loi en la matière et à l’application des règles quant à l’hygiène alimentaire. Ce qui rend difficile tout respect de la sécurité alimentaire en Guinée.
Mohamed Amara Camara
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Pharmacie par terre
Un danger pour la population
Au moment où des pays limitrophes , à l’instar de la Côte d’Ivoire et du Sénégal, partent en guerre contre les marchés parallèles de produits pharmaceutiques, en Guinée, ce problème reste entier. Aujourd’hui le volume des médicaments vendus par des non professionnels de la santé est énorme..
Allez à Madina, Matot,, Taouyah, Bonfi, Gbessia, où à l’intérieur du pays, vous trouverez partout des vendeurs de produits pharmaceutiques, installés le long des trottoirs vantant les qualités de leurs marchandises. La plupart de ces médicaments sont soit périmés, soit contrefaits, ce qui met en danger leurs utilisateurs. Force est de reconnaître que la Guinée est devenue l’une des principales plaques tournantes de la circulation des médicaments de toutes sortes. Selon les témoignages recueillis auprès de quelques pharmaciens, ces médicaments proviennent de divers pays par des mécanismes complètement hors la loi. Les causes ? Les professionnels indiquent qu’elles sont de plusieurs ordres au niveau de l’Etat, il y a des facteurs liés aux prescriptions, les médicaments coûtent cher, il y a la loi qui stipule que le processus de libération est entamé. Il y a aussi le fait que les cadres de la santé ont des difficultés d’encadrement du secteur privé. Car, il est difficile de faire une communication efficace en direction d’un public qui ne comprend surtout pas que les cadres soient démunis des deux côtés. Comment enrayer le fléau ? En vérité, des solutions urgentes existent dans la politique pharmaceutique du ministère de la santé, comme nous l’a appris un cadre de ce département.
Il reste seulement à les appliquer et c’est là où le bât blesse. Il faut non seulement que la pharmacie centrale soit bien opérationnelle pour améliorer l’approvisionnement des centres de santé en produits pharmaceutiques, mais aussi que les officines privées interviennent dans l’importation des médicaments génériques. Il faut, en somme, selon des spécialistes, des médicaments fabriqués industriellement et présentés sous un conditionnement particulier et destinés aux soins efficaces et surtout à des coûts relativement bas et accessibles aux populations.
Evidemment, les inspecteurs en pharmacie doivent aussi pleinement jouer leur rôle. Et, de son côté le département doit sensibiliser la population sur le danger qu’elle court en achetant des médicaments dans les pharmacies par terre.
Gassim Magassouba
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Contrôle de qualité
Les contrôles se font souvent, mais…
Qu’il s’agisse des produits de consommation ou autres produits cosmétiques, les marchandises destinées à la vente sont en principe flanquées d’une date de fabrication et d’une autre de péremption. L’industrie locale étant en congé depuis belle lurette, la presque totalité des produits que nous utilisons à la maison vient de l’étranger.
D’où, pour le bien être de la population, la nécessité pour les autorités de procéder au contrôle de la qualité à l’importation et sur les marchés, pour s’assurer que les produits périmés ne sont pas vendus aux innocentes populations. C’est ainsi qu’un service technique contrôle de qualité veille au grain.
Au marché de Taouya ou celui de Kaporo, les marchands reconnaissent que ceux qu’ils appellent volontiers « agents de conditionnement » passent de temps à autre pour des contrôles Et ce qui intéresserait beaucoup plus ces agents techniques sont les dates de péremption. « Si vous avez dans vos rayons des marchandises périmées, ils vous font payer de l’argent » fera remarquer ce boutiquier du côté du marché de Taouya. A la question de savoir le montant qu’ils font payer, notre informateur se montrera un peu réticent, avant de lâcher « ça dépend de la quantité de la marchandise et de votre qualité de négociateur »
A défaut d’une association véritable défendant les intérêts des consommateurs, le soin est laissé aux seuls agents techniques et dans une certaine mesure à l’esprit citoyen du vendeur dont l’appétit au gain n’est pas du tout catholique. Pour ce qui est des produits pharmaceutiques, la donne est faussée à l’avance puisque dans la plupart des cas, les conditions de conservation ne sont pas respectées . Dans les boutiques, ce sont les agents chargés du contrôle de la propriété, qui sont plus fréquents même si là en encore, ceux de la qualité viennent rarement. Comme on le voit, les contrôles de qualité se font dans nos marchés même si c’est de façon discontinue.
Allaréni
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Lutte contre la vente des produits prohibés
Une fédération a vu le jour !
Dans le cadre de notre dossier de la semaine, nous avons rencontré Ousmane Sylla, le président de la fédération des consommateurs de Guinée (Fescogui) au sujet de la présence des produits prohibés sur le marché.
Selon la Fescogui, la vente des produits prohibés ou avariés, est illégale. L’organisation qui regroupe plusieurs personnalités en son sein, lutte, par des moyens légaux et de manière efficace contre la flambée anarchique et abusive des prix incontrôlés, source d’inflation galopante ayant pour conséquence la paupérisation croissante de la population. Elle remédie à la vente des produits prohibés impropres à la consommation. Cette mesure s’applique également aux ingrédients et matières premières entrant dans le processus de production. Pour atteindre ses objectifs, la Fescogui, en fonction de ses activités, entend mettre en place des structures sur toute l’étendue du territoire national. Ce sont des patriotes animés de la volonté de remédier à la vente des produits prohibés aux conséquences multiples, qui ont décidé de se regrouper en association, dans le respect de la loi fondamentale et de la réglementation en vigueur, pour lutter contre les travers en matière de production et de consommation d’aliments et autres ingrédients destinés aux populations. Le bureau exécutif de l‘association est un organisme d’orientation, de conception et d’exécution de la fédération. Les organes de la Fescogui sont : cellules sections et fédération. L’Assemblée générale se réunit une fois dans l’année en session ordinaire sur convocation du président du bureau exécutif. Elle peut se réunir en session extraordinaire à la demande du bureau exécutif. Selon Ousmane Sylla,, le président de la Fescogui, dans un premier temps, un bureau exécutif de 17 membres est mis en place par l’assemblée constitutive pour un mandat de 5 ans renouvelable.
Gassim Magassouba
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Commerce
A qui profite la mondialisation ?
La mondialisation est l’ouverture croissante de tous les pays du monde aux produits et aux investissements étrangers. Un phénomène qui profite bien à certains pays du globe.
Ce sont les pays les plus développés qui sont les premiers à tirer profit de la mondialisation. En premier lieu ceux de la « Triade » : Etats-Unis, Europe occidentale et le Japon. En plus des capitalistes de ces pays, leurs salariés en sont aussi les bénéficiaires du phénomène de la mondialisation. Contrairement à ceux qu’on croit à certains niveaux. En France, par exemple, les suppressions d’emplois liées à la mondialisation seraient moins importantes qu’on le croit : entre 10.000 et 20.000 postes par an, surtout parmi les ouvriers peu qualifiés des industries traditionnelles (Sidérurgie, textile, automobile…).
En revanche, les entreprises de haute technologie, comme l’informatique ou l’électronique, sont florissantes et les techniciens et cadres qu’elles emploient, ont vu, eux, leur pouvoir d’achat augmenter. A en croire les experts, le bilan est également favorable pour certains pays du sud ou de l’est qui ont su jouer cette carte, en misant sur le faible coût d’une main d’œuvre, au demeurant, assez qualifiée, n’en déplaise aux clichés.
« Ces pays dits émergents, parmi lesquels on trouve le Brésil, le Mexique, la Chine ou l’Inde, concurrencent de plus en plus l’Europe et les Etats-Unis, et sont très demandeurs de mondialisation…
Ce sont eux qui, dans les instances internationales, plaident pour la baisse des droits de douane et la suppression des subventions ». Mais la mondialisation a aussi ses perdants. En particulier l’Afrique, où le nombre de pauvres, c’est à dire les personnes qui vivent avec moins d’un euro par jour, est passé de 180 millions à 320 millions de 1985 à 1998, selon la Banque mondiale.
Surtout les inégalités entre les plus riches et les pauvres se sont encore aggravés ; Ainsi les 225 plus grosses fortunes de la planète détiendraient l’équivalent du revenu annuel de 2,5 milliards de personnes Pour réduire ces injustices, il suffirait selon des experts de laisser faire pour que les choses trouvent leur équilibre. Puisque selon eux, le marché a toujours raison. Le problème, c’est que derrière le marché se cachent des firmes internationales, des banques ou des opérateurs privés qui n’obéissent qu’à une loi celle du profit, qui contribuent à gérer des souffrances. Voilà pourquoi il est important de mettre des garde-fous au marché. Pour cela, il existe quelques instances internationales comme l’Organisation mondiale du commerce (Omc) qui réunit autour de la même table de négociation les représentants de 148 Etats. Mais son rôle est d’abord de libéraliser les échanges de résoudre problèmes du monde. De plus, le champ d’action de l’Omc se heurte souvent à l’intérêt égoïste des nations notamment les Etats-Unis et l’Union européenne, qui contrôlent en réalité le jeu. D’ailleurs le récent échec du sommet de l’Omc à Cancun (Mexique) en septembre dernier, a montré les limites de cet embryon de « gouvernance mondiale). Un échec dont s’est officiellement réjoui le mouvement alter mondialiste, apparu sur la scène publique depuis quelques années.
Mamadou Dian Baldé
Source : Pèlerin
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Société minière de Dinguiraye
Quel avantage pour la population ?
Les compagnies minières évoluant en Guinée depuis un certain temps font parler d’elles-mêmes. De Russal à Rio Tinto, en passant par la Société Minière de Dinguiraye(SMD), chacune y va de sa manière pour valoriser le potentiel minier, les méga-projets du pays. Que fait la Société Minière de Dinguiraye (SMD) pour les populations de Guinée dans cette perspective d’exploitation des ressources ? C’est pour répondre à cette question que les responsables de cette société à participation publique d’exploitation industrielle de l’Or ont décidé de rompre le silence le 13 décembre dernier.
Au cours d’une conférence de presse donnée à l’occasion à l’hôtel Camayenne le Samedi dernier, le Directeur de la Société Minière de Dinguiraye a annoncé un projet d’expansion de cette société les années à venir. Société anonyme, la SMD, dans l’exposé de Elhadj Bakary Kourouma, exploite hormis l’or, le diamant et des minéraux associés dans la concession de Dinguiraye. Régie par une convention de Base signée le 9 mai 1990 et un avenant a été ratifié le 28 décembre 1993, entre l’Etat guinéen qui détient 15% des actions et la société Kenor as 85% des actions. Pour le Directeur, les 15% de part guinéenne dans l’entreprise, tient à la politique minière instituée par le gouvernement guinéen.
De la phase de recherche à la phase de réalisation, la société a effectué un investissement de 4,5 millions de dollars US. La phase de recherche a abouti à l’étude de faisabilité des gisements de Léro. L’exploitation des gisements de Léro a été suivie par celle de la localité de Kartala puis celle de Banko et de Faralala.
Si au départ l’étude du gisement de Léro portait sur une production de 35 mille once d’Or sur une prévision de 360 000 tonnes de minerais par an . La performance de la société a permis d’accroître une production de 360 000 à2600 000 tonnes en 2001, après le départ en 1998 de la compagnie minière, date à laquelle KENOR est devenue le seul actionnaire principal. Aussi, la société est passée de 4000 000 tonnes en 2002 et totalise une production cumulée d’Or au 3 Décembre 2003.
Les ressources découvertes par les travaux d’exploration faits par la société, sont de 4,5 millions d’once à la date du 3 décembre dernier, avec un total d’ investissements cumulés de 45000 000de dollars US au premier décembre 2003.
La présence de cette société en Guinée génère des avantages aussi bien pour les partenaires que pour l’Etat guinéen. La contribution , d’après la direction au budget national , est de 10523138 dollars US, de 1995 à 2003. Au titre des taxes préfectorales payées aux deux préfectures :Dinguiraye et Siguiri conformément à la convention de base, la direction affirme avoir payé entre 1995 à décembre 2003, au moins une somme de 650 000dollars US
A partir de 2002 les partenaires miniers de la Guinée ont accrû leur budget. L’objectif était d’étendre l’exploration à l’ensemble de la concession portant sur un certain nombre de gisements. Parmi lesquels il y a non seulement Léro mais aussi Faralala, la Karta, Banko ,Kankarta…Ce programme d’exploration à coûté un investissement de 9000 000dollarsUS.Les réserves certifiées sont aujourd’hui à 4500 000 once d’Or sur un total de ressources minières de 8 millions.
A partir de 2006, on projette de faire de la SMD un projet de dimension mondiale. Pour atteindre ce but la direction se propose d’accroître la production de 100 mille à 500 mille once d’Or .Quant à la production annuelle, elle sera de350 mille onze par an .Le coût de cette étude est de 8000 mille dollars US, à en croire le directeur pour le projet minier LEFA- CORRIDOR et 150 000 000 dollars pour la construction d’une nouvelle usine CIL.
L’implantation de la société, a affirmé le directeur a eu des effets bénéfiques sur la région :construction d’infrastructures sociales(école mosquée ,Eglise, re profilage de routes rénovation d’édifices publics… ) aussi bien à Siguiri qu’à Dinguiraye. Ce sont, disent les responsables, les citoyens qui identifient leurs besoins. Ce n’est pas tout. La société a contribué à la création d’emploi, :en 2003, le nombre de travailleurs au sein de cette société est de 508 personnes..
Les journalistes se sont intéressés à la protection de l’environnement. La direction a rassuré avoir pris les mesures pour procéder au reboisement des zones exploitées et endommagées par la société.
Cette intention de réaliser le potentiel minier guinéen n’est manifestement pas affichée seulement par la société minière de Dinguiraye.
Déjà on a procédé au cours du mois de Novembre au lancement des travaux d’exploitation des gisements de fer des Monts Nimba en Guinée forestière suivis de ceux du projet bauxitique de DIAN DIAN, dans la région de Boké au début du mois de décembre. Les sociétés Ruski Alumini et Rio Tinto, ont récemment annoncé leur intention par voie de presse de mettre en valeur les minières du pays par la construction d’usines de chemin de fer et de port en eau profonde
Milllimono Faya
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Propagation du Vih/sida en Guinée
Des statistiques alarmantes
à Mamou
Depuis la publication des résultats de l’enquête nationale de séro prévalence menée en 2001 par Stat View, sur initiative de l’Etat guinéen et des partenaires au développement comme la Banque mondiale et l’Usaid, nul ne connaît encore les données réelles sur la propagation du Vih/sida en Guinée. On le sait, cette enquête nationale de séro prévalence avait permis de mesurer l’ampleur de la pandémie dans notre pays. Alors qu’on pensait qu’à neuf ou dix mille cas de séropositifs, l’enquête a révélé qu’il y a 114 mille séropositifs. Soit 2,8% de la population guinéenne.
Entre 2002 et 2003, les projections estimaient à 27 mille le nombre de personnes infectées en 2003. Les mêmes projections indiquaient que 77 personnes adultes étaient infectées par jour. Des projections qui n’ont pas été vérifiées. Puisqu’il n’y a pas eu encore d’autres études. Mais des actions sont menées pour confirmer la propagation du Vih /sida. C’est le cas de l’installation d’un centre de dépistage volontaire dernièrement à Mamou. Ce centre a ouvert ses portes le 3 juin 2003, avec près de 200 personnes qui se sont volontairement prêtées à l’examen pour connaître leur statut sérologique. Dans un premier temps, 60 personnes se sont volontairement fait examiner dans le centre de dépistage. Sur ces 60 personnes, 20 séropositifs ont été dépistés. Dans un second temps, 120 personnes se sont prêtées à l’examen pour connaître leur statut sérologique sur lesquelles, 52 séropositifs ont été dépistés.
Ces statistiques qui parlent d’elles-mêmes ont été rapportées par des délégués du comité national de lutte contre le sida. C’était à l’occasion de la session de formation de 30 journalistes et de 20 communicateurs traditionnels, sur les techniques de communication sociales. Session organisée à Kindia par le comité ministériel de lutte contre le sida, section communication.
Ces statistiques prouvent que malgré tous les battages médiatiques et autres campagnes menées entre 2001 et 2003, le virus maudit continue de se propager à travers les villes et villages du pays.
D’ où la nécessité de mettre en route toutes les activités montées dans le cadre de la lutte contre le sida en Guinée. Ce qui passe forcément par les deux axes prioritaires que sont le sensibilisation et l’accès aux anti rétro viraux. Ce à quoi les guinéens s’attèleront dès 2004 à travers des activités multi sectorielles. De nouvelles enquêtes sont également annoncées pour 2004, dans le but de découvrir le nouveau visage du Vih/sida en Guinée.
Oumar Camara
Echos de nos préfectures
Kindia : Mission de contrôle dans les préfectures de la basse-Guinée
Une mission d’inspection et de contrôle des activités socio-économiques a sillonné, la semaine passée, les préfectures de la Basse-Guinée. Elle était dirigée par le Gouverneur de Kindia, Mohamed Mounir Camara. Elle comprenait également des cadres administratifs et politiques de la région. L’objectif de la dite mission s’inscrit dans le cadre de vérification et de contrôle des tâches assignées aux populations locales et du suivi-évaluation des activités des projets de développement évoluant dans les dites préfectures. En plus de cette première prise de contact , le Gouverneur a passé en revue les questions ayant trait à la bonne organisation du scrutin du 21 décembre. Partout, Mounir Camara a vérifié les accessoires électoraux et insisté sur des questions sécuritaires et invité les autorités locales, ainsi que les populations, au respect strict du vote, en y participant massivement, pour élire le candidat de leur choix.
Macenta : Réunion de Concertation avec les enseignants
Le ministre Galéma Guilavogui, a conféré le jeudi, 18 décembre dernier, avec les enseignants de la préfecture de Macenta. Au cours de cette concertation, le ministre a invité les éducateurs à faire peau neuve, dans l’amélioration des conditions de travail et de bien-être des enfants scolarisés. Pour y réussir, le premier responsable du système éducatif Guinéen, a, non seulement insisté sur le bon comportement des enseignants, leur disponibilité, mais les a rassurés que le gouvernement mettra tout en œuvre pour faciliter à tous le minimum. Afin que tout marche comme sur des rails au profit des enfants. Le porte-parole des enseignants a remercié le gouvernement pour tous les efforts déployés dans l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Il a rassuré, à son tour le ministre, quant à l’assiduité qui doit être le créneau pour enseigner les enfants dans la préfecture de Macenta.
N’Zérékoré : Un second réseau de trafiquants de café cacao démantelé
Décidément la préfecture de N’Zérékoré semble renouer avec des affaires louches. En effet, après un premier réseau de trafiquants dans la filière café-cacao, démantelé au début du mois décembre, c’est un autre qui vient d’être découvert par la police. Ce dernier avait embarqué une quantité de 60 sacs de café qu’il s’apprêtait a sortir de la ville. C’est grâce à la vigilance des forces de l’ordre que la cargaison a été saisie et retournée dans les magasins de la préfecture. Au moment ou nous allions sous presse, les coupables étaient détenus dans les locaux disciplinaires de la police, avant d’être livrés à la justice.
Siguiri : Le préfet en tournée dans les CRD
Nawa Damey, préfet de Siguiri et ses proches collaborateurs, ont sillonné dans les Crd. L’objectif était de contrôler les activités politiques. Surtout à l’approche de l’élection présidentielle du 21 décembre 2003. Le préfet a touché du doigt les réalités du terrain et suggéré des solutions. Il a invité les populations locales à voter massivement le jour du scrutin.
Mohamed Amara Camara