Tournoi Rusal de football
Six ans de réussite !
Du 09 au 16 décembre prochain, le stade du 28 septembre de Conakry, abritera la 7è Edition du Tournoi annuel de football qu’organise la compagnie Rusal en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la  Culture et des Sports et de la Fédération Guinéenne de football.

Généralement ce tournoi rassemble et met aux prises les meilleures équipes nationales (Fello Star de Labé, AS Kaloum, Hafia FC, Horoya AC, Milo FC de Kankan, Athlético de Coléah, Satellite FC, Ashanti Golden Boys de Siguiri. Avec la Compagnie Rusal comme sponsor général de  ce tournoi, la 7è Edition de ce  tournoi reflétera une vraie compétition transguinéenne, entre les équipes issues des quatre régions naturelles du pays : la Moyenne Guinée, la Basse Guinée, Haute Guinée, Guinée Forestière. L’entrée au stade pour tous les spectateurs est gratuite. Le 09 décembre à 13 heures précises, aura lieu la cérémonie solennelle d’ouverture du tournoi. Le programme prévoit au stade du 28 septembre un carnaval des meilleurs artistes guinéens et les deux premiers matchs du tournoi. Chaque spectateur aura sa part de belles surprises, rassure-t-on. Egalement, un concert gala sera animé à l’occasion par les stars et les groupes de la musique guinéenne les plus connus. Cela s’inscrit dans le cadre du programme culturel du tournoi désormais devenu traditionnel. Ledit concert gala est prévu pour l’après midi du 15 décembre prochain au lieu habituel. Le programme prévoit aussi une tombola chaque jour. Et chacun des spectateurs pourra participer au tirage au sort des prix précieux. Des billets de tombola seront en vente tous les jours du tournoi au stade du 28 septembre. Les motos, des postes de télévision ( petits et grands écrans), des magnétoscopes, des vélos, chaînes Hi-Fi et autres prix n’attendent que leurs bénéficiaires, selon l’un des membres actifs du comité d’organisation de ce tournoi. Il y a de fortes chances à gagner quelque chose en achetant un seul billet. Dans le cadre du tournoi, Rusal prête chaque année une assistance au stade national du 28 septembre, en vue de l’entretien et la réhabilitation de ses infrastructures sportives.
Le Représentant de la Compagnie Rusal en République de Guinée, Anatoly Panchenko explique : « le football est le sport N°-1 dans le monde entier, très populaire et accessible en Guinée. Persuadé de la nécessité actuelle d’orienter l’ampleur du mouvement sportif des amateurs de football vers le professionnalisme, de prêter la plus grande attention à la sélection et à la formation des joueurs, développer l’image spectaculaire de ce jeu sportif et élever l’organisation et le déroulement des compétitions au niveau mondial en se fixant dans ses convictions comme objectif à atteindre.
Six Editions de ce tournoi annuel de football offert par Rusal, en collaboration avec la partie guinéenne, sont déjà épuisées et ont été un réel succès, parce que ayant servi de support promotionnel et de publicité  aux  sociétés et leurs produits, qui cherchent à faire l’extension de leur marché. Rusal, par ma voix, offre aux sociétés nationales et internationales qui souhaiteraient participer à l’organisation du tournoi, en qualité de
Co-Sponsor, les possibilités de placer leurs Spots publicitaires et autres annonces, suivant des options. » En somme, le sponsoring de Rusal n’est pas limité qu’à l’organisation du tournoi annuel de football. Rusal prête son assistance au développement des sports à la base, au renforcement de la santé des jeunes. Depuis 2001, date de lancement de la première Edition à 2006 en sa sixième Edition, le Satellite FC a triplé, pour avoir gagné en finale, respectivement en (2001, 2004 et 2006). En plus, d’autres vainqueurs de la compétition ont déjà inscrit au tableau d’honneur de Rusal. Il s’agit, entre autres, de l’Etoile de Guinée (2002), de l’AS Kaloum (2003) et de l’Athlético de Coléah en 2005. Place donc à la septième Edition de ce tournoi au mois de décembre prochain. Lors du récent point de presse au siège de la Compagnie Rusal, Anatoly Panchenko a répondu à ses détracteurs, en affirmant qu’il n’y a rien de folklorique au fait d’accompagner la jeunesse guinéenne en culture et en sport.

Aliou Baldé

CAN 2008/Football
Autopsie d’un tirage au sort
Du 20 janvier au 10 février 2008, la phase finale de la 26ème Edition de la Coupe d’Afrique des Nations de football se déroulera au Ghana, pays de l’Osagyéfo Kwame N’Krumah et d’Abedi Pélé.

Les quatre villes retenues pour la compétition sont : Accra, Sekondi, Kumasi et Tamale. Le Groupe A est composé du pays organisateur (le Ghana), de la Guinée, du Maroc et de la Namibie. Selon tous les spécialistes, c’est un groupe favorable au Syli national de Guinée. Pour rappel, le onze guinéen a été éliminé lors de l’édition de 2006 par les Lions de la Teranga du Sénégal, au stade des quarts de finales. Pour l’édition de 2008, la Guinée aura la lourde tâche de défier le pays organiseur à l’occasion du match d’ouverture. La sélection ghanéenne a en son sein un football de classe mondiale, en la personne de Michaël  Essien, sociétaire des Blues de Chelsea. La Guinée, de son côté, regorge de jeunes talents qui moisissent cependant dans le football informel. Certains malins n’hésitent pas à exploiter ces jeunes talents, naissants ou vieillissants, à leur seul profit, au grand dam de la Fédération guinéenne de football et du ministère de la Jeunesse et des Sports. Les Lions de l’Atlas du Maroc et la sélection de Namibie sont les deux autres équipes auxquelles le Syli national de Guinée sera opposé dans le groupe A. Il faut rappeler qu’en 1976, le Syli national de Guinée est allé jusqu’en finale de la Coupe d’Afrique des Nations de football. Cette année-là, Papa Camara et ses camarades du Syli national ont été malchanceux face à leurs homologues du Maroc. Il leur suffisait une victoire pour s’adjuger le trophée continental. Mais les dieux de football en ont décidé autrement. Pour bon nombre d’observateurs, la phase finale de la 26ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations sera une occasion pour le onze guinéen de prendre sa revanche sur les Lions de l’Atlas du Maroc. Avec la nouvelle vague de jeunes qui forment le Syli national, il y a des raisons d’espérer, surtout avec le sélectionneur qui accompagne les joueurs. Il faudra aider techniquement et mentalement les joueurs guinéens à gérer leurs victoires. Il y a lieu de rappeler par ailleurs que « impossible n’est pas guinéen ». Le Syli national peut aller loin à Accra si sa monture est bien ménagée avec des entraînements rigoureux et de qualité. C’est aussi le lieu de le dire, la sélection guinéenne a besoin de confrontation avec des équipes européennes ou sud-américaines pour se perfectionner. Comme c’est le cas avec ses pairs africains. La Guinée a tout le temps été une pépinière du football en Afrique, donc une nation de football. Sauf qu’on a comme l’impression qu’on hésite encore à faire de la Guinée une super nation de football. Dans le groupe B évoluant à Sekondi, le Nigeria, le Mali, la Côte D’Ivoire et le bénin auront certes des aptitudes à vouloir se jouer des tours. Tout comme c’est le cas à Kumasi avec l’Egypte dans le groupe C avec la Zambie, le Cameroun et le Soudan. Le groupe (D) à Tamale seront aux prises la Tunisie l’Afrique du Sud, le Sénégal et les Palankas Negras d’Angola. Les meilleures équipes d’Afrique 2007 des éliminatoires vont enfin se retrouver au Ghana en janvier 2008 pour le meilleur. Bonne chance aux joueurs Guinéens qui ont réussi l’exploit de se qualifier pour une troisième CAN de suite..


Fabio

 

CAN 2008 du Ghana
Les affiches alléchantes
Les dés maléfiques sont jetés. Pipés ou pas, le tirage au sort a donné naissance à  des   poules on ne peut plus équilibrées. La bataille des coqs dans ces poules promet du spectacle.

Ce qui intéresse les Guinéens, c'est de savoir s'ils sont tombés sur la tête pour  faire le poirier ou s'ils sont tombés sur la tête sans tortillon. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le staff technique guinéen a plus que du pain rassis sur la planche. Robert Nouzaret, qui a gagné la première gageur, aura-t-il l'ambition de la martingale ? A l'analyse des poules…quelques inquiétudes, à tous les niveaux.
La CAN du Ghana aura, comme les autres, fait encore des frustrés, et parmi eux, l'Algérie qui a été barrée par la Guinée et la RD Congo, l'Ethiopie ou la Libye barrées par la toute petite Namibie.
Parmi les qualifiés, ils se sont retrouvés dans des poules où rien n'est déterminé, où les plus en vue risquent d'avoir la gueule de bois. Pour la composition des poules, les organisateurs, très inspirés, avaient réparti les 16 équipes qualifiées dans 4 chapeaux. Dans le premier chapeau, l'on avait  mis le Ghana, le Nigéria, l'Egypte et la Tunisie comme têtes de poules.
Dans le 2ème chapeau, parmi les secondes chances, on voit le Maroc en compagnie de la Côte d'Ivoire, du Cameroun(qui a régressé) et du Sénégal, dont certains auraient pu voir comme tête de poule, qu'à cela ne tienne !
Dans le troisième chapeau, les outsiders : La Guinée, le Mali, le Soudan ou la Zambie et l'Afrique du Sud ou l'Angola ; et dans la poule des tocards, ceux considérés comme de la  quatrième catégorie, la Namibie( insolite), le Bénin et les autres, au choix.
Dans la poule d'Accra, celle de la finale, la Guinée aura à en découdre avec l'équipe à abattre, celle qui organise la compétition. Après, c'est au tour de leurs bêtes noires, les " usurpateurs " de 76, qui sont les Marocains et les néophytes Namibiens aux dents longues.
Ghana-Guinée, pour l'ouverture, qui l'eût mieux imaginé ? Chacun se fera une idée de la suite dès après les empoignades. Que vaudrait la Guinée, dans cette rencontre ? Pas grand chose, à vrai dire ! Ce Ghana, s'il ne s'est pas décimé, s'il a amélioré son jeu depuis la CAN ratée d'Egypte et ses performances  en Coupe du Monde d'Allemagne, est l'équipe la plus redoutable de cette CAN. Il ne reste qu'à chercher dans le lot qui viendrait l'accompagner le 10 février Qui aura cette prétention ? En revoyant les ratés en CAN face au Nigéria, une frappe qui a surpris le mur qui tardait à se former. La défaite face au Nigeria a désarçonné et empoisonné les Black Stars pour la suite de la compétition à tel point de se faire battre par le Zimbabwé. En coupe du monde, après des matches héroïques de poule, en huitième de finale face au Brésil, n'eût été leur naïveté, ils auraient été autres que ce qu'ils avaient l'air sur le terrain, et ils avaient le potentiel pour faire jeu égal. Croyant que Ronaldo était fini, ils ne l'avaient pas gardé comme du lait sur le feu et ils n'avaient pas le monopole du milieu du terrain. Fatal fatuité !
 Claude Le Roy est en train de mettre les bouchées doubles dans la préparation. Il sait qu'il lui est interdit de perdre dès cette ouverture. Il va user de toutes ses connaissances en psychologie pour faire mousser le mental de ses poulains. Et c'est ici que Nouzaret doit axer son plan de bataille.
Comment faire, quel plan de bataille élaborer pour aborder cette CAN ? Ce que tout le monde connaît, c'est densifier le milieu du terrain et " cuirasser " la défense. Aucun des deux gardiens de but n'ayant fait de prouesse pour rassurer, le problème de Kémoko revient sur la table. Les assauts vont être infernales, lors de cette CAN pour le Syli.
Jouer la prudence et éviter les duels mortels et surtout ne pas chercher à prendre le taureau par les cornes comme à Alger et comme à Conakry où le Syli était au pied du mur. Qui veut aller loin, ménage sa monture…
 La rencontre promet du spectacle. La technique à l'état pur. Le fair play…
  Il faut ménager les os du Syli National pour ne pas qu'il sorte de cette confrontation sur des jambes de coton. Le plus sérieux est devant : le Maroc et la Namibie. C'est aux dépens de ces deux que la Guinée comptera se qualifier, et c'est sans compter sur les Namibiens d'une combativité étonnante, qui ont ravi la vedette à la RD Congo, et ce n'est pas rien !. Le Maroc, une vielle connaissance de Pathé Diallo. C'est l'occasion où jamais d'exorciser le signe indien face à cette " bête noire ". Même si les équipes du Nord commencent à lui réussir bien, le Syli ne doit pas dormir sur ses lauriers secs. Le Syli National est en rodage. Robert Nouzaret n'a pas encore trouvé la formule idéale. Les différentes lignes de l'équipe ne sont pas encore en place. Du rafistolage qu'on voit à chaque apparition de l'équipe. A l'heure actuelle, le Syli National n'a pas une attaque nominale, il n'a qu'une attaque d'essai et de circonstance, dans la tête de Nouzaret, et c'est de l'entêtement.  Qui il faut à la pointe de l'attaque guinéenne puisque Nouzaret ne va pas continuer à se hasarder dans la routine, à Accra ? Si le côté droit est largement fourni par Ibrahima Bangoura-Taabra, Ibrahima Yatara- Pokou , Ismaël Bangoura, le côté gauche est muet sans Fodé Mansaré.
Ensuite, Kanfory Sylla a été " débauché " de sa profession de latéral depuis l'absence de Ngom et de Pablo Thiam pour monter d'un cran au milieu du terrain où il tire tout juste son épingle du jeu. Son tandem de milieu défensif avec Mohamed Sylla a toujours tourné au vinaigre. L'arrivée de Samuel Johnson renforce l'attaque plutôt que le milieu.
Le match contre le Sénégal a montré combien le milieu défensif a fait défaut au sein du Syli. Deux penaltys, parce que la défense était acculée dans ses derniers retranchements pour commettre deux penaltys. Ensuite, quel tandem au milieu de la défense ? Le jeu de substitution de Nouzaret ressemble à de la roulette russe. Quant à la cage, rien n'a été montré de concret pour juger à satisfaction. La défaite face au Sénégal doit rendre modeste pour revoir toute la copie. On a encore trois mois pour s'informer et le staff technique en aura autant pour peaufiner. Dans cette poule, il faut se méfier surtout de cette Namibie, qui est une parfaite inconnue pour tout le monde mais pas pour les Guinéens. Avec sa qualification devant la RD Congo, c'est plus qu'un avertissement. Une poule incertaine dans laquelle les Guinéens aimeraient se voir au deuxième tour en compagnie du Ghana. La quinine… Et si c'étaient le Ghana et le Maroc ou le Ghana et la Namibie ? Tout ou rien n'est impossible.
Dans la deuxième poule B, La poule des voisins, deux à deux, à ce que tous les observateurs ont semblé voir, des derbys dans lesquels la Côte d'Ivoire et le Mali vont se qualifier au détriment du Nigeria et du Bénin, Nous faisons ce pronostic pas par prétention mais par approximation au vu de la difficulté que le Nigéria a à recomposer son milieu du terrain depuis le départ de Okocha. Le jeune Mikel est plutôt plus défensif et ne rend pas l'absence d'Okocha inaperçue. mais attention, les Aigles Verts, même déplumés savent voler haut dans les ailes des Aigles. Le derby Mali-Côte d'Ivoire va être éprouvant. Dans ce derby, le Mali ne part pas battu d'avance. Il en est de même avec cette teigneuse équipe du Bénin. Sortir des mailles du Togo qui avait montré une farouche résistance devant les Bleus, futurs vice-champions du monde, dans les matches de poule en Allemagne, n'est pas rien. Evidemment, les Eperviers étaient minés par des problèmes de primes et autres. Ce serait un petit séisme dans cette poule si on ne voyait pas le Nigéria et la Côte d'Ivoire, pour bien du monde mais…Mali, allez !
. Dans la poule C, très équilibrée, ni l'Egypte ni le Cameroun ne peuvent chanter fort devant les Zambiens et les Soudanais. Les matches de poule et les derniers matches tests de l'Egypte sont décevants, et le Cameroun qui a survolé sa poule tout en concédant une défaite devant la Guinée-Equatoriale, est capable plus du pire comme du meilleur, dans ses grands jours. Toujours confrontés à des problèmes de primes, les Lions Indomptables ont fini par ne plus faire peurs aux autres. Mais même vieux, ils sont capables de donner des coups de pattes mortels et on les voit mal sortis dès le premier tour. La Zambie et le Soudan vont se consoler d'un lot d'éliminés sans perdre la face.
Dans la poule D, beaucoup s'accordent à dire que c'est la poule des " Mondialistes " mais des mondialistes qui n'ont plus la verve. Aucun des quatre n'a plus de faveur que les trois autres, aux yeux des observateurs. Chacune des équipes ayant déjà participé à une coupe du monde, c'est la poule de référence même si elle n'a rien de foudre de guerre, des équipes de deuxième catégorie, des équipes pas incisives, c'est ce que l'on peut dire de la Tunisie, de l'Angola, de l'Afrique du Sud et du Sénégal. Le Sénégal, pour avoir fouetté les Guinéens, mérite de passer en compagnie de l'Angola, une équipe qui monte. Deux footballs à la fois techniques et physiques vont essayer de faire la différence sur les footballs techniques de l'Afrique du Sud et de la Tunisie.  Pour autant, est-ce joué d'avance ?
L'Afrique du Sud qui prépare " sa coupe  du monde " en 2010 a des problèmes de cohérence et de dosage entre Noirs et Blancs, un problème qui sort de plus en plus de l'ombre. Carlos Alberto appelé à grand renfort de dollars, 200 mille dollars/mois, dit-on, n'arrive pas à donner satisfaction. Le temps perdu sera-t-il rattrapé ?
Le Ghana qui organise cette biennale et qui a été longtemps sevré de cette coupe, semble organiser cette fête pour lui. A moins qu'on ne soit taupe pour prétendre autrement, les autres ne sont venus que pour animer la célébration des Black Stars. Un accident de parcours est aussi dans les parages.


Moïse  Sidibé