Le melon
Perspectives de marché : de 79 000 t. en 1992, les
importations européennes ont atteint 165 500 t. en 2000 dont Royaume-Uni (55
000 t.), Pays-Bas (50 000 t.), France (22 500 t.) et Belgique (19 000 t.). Les
origines et variétés consommées au Royaume-Uni diffèrent de celles de la
France. Le prix du melon de contre-saison avion (novembre-mars) varie entre 18 et 20
FF/ Kg.
Perspectives d’accroissement de la
production en Guinée et positionnement par rapport à la concurrence
La Guinée a, pendant 5 ans, progressivement développé
des exportations de melons vers le marché
européen. Mais, pour des raisons encore confuses,
la société AIC a cessé toute activité depuis l’an dernier. Malgré l’obtention de rendements exports moyens corrects
(25T/ ha), la qualité du terroir ne semble pas optimale. La Haute Guinée avec
son climat plus sec, ses terres sableuses et les fleuves Niger, Tikisso, Milo,
pourrait s’avérer plus favorables à cette culture. Ainsi, une logistique aérienne
commune mangue/melon au départ de Kankan (melon
sur nov-mars, mangue sur mars-juillet) pourrait permettre l’exportation de
1000 t. de melons en 2005.
Conditions logistiques pour atteindre les
potentialités de marché : Sobragui table sur une
production de 5000 t. sur Maférénya à l’horizon 2005. Rappelons que la maîtrise
du froid dirigé est beaucoup plus délicate pour le melon que pour l’ananas.
C’est donc un double problème de terroir et de logistique qu’il lui faudra
résoudre. Au global, la filière pourrait alors représenter plus de 6000 t..